Le réacteur nucléaire de Gizeh, trust me bro (partie 1)

Hého, Sergio ! Tu sais quoi, je me disais qu’après bientôt dix piges a débunker les imbécillités des complotistes sur tous les continents, il y en a une que je n’ai au final jamais traitée, c’est celle de la pyramide qui fait de l’électricité ! Ca serait pas une bonne idée ? Hein ? Franchement ?

Jefe, vous faites bien ce que vous voulez, de toutes façons je ne suis pas payé, mais j’aimerais finir mon bain tranquillement !

GO, GO, GO !

Aujourd’hui, on tape dans le gras !

Michel Lasserre donc, un « enseignant à la retraite » qui dispose d’une formation scientifique, prouve à la face du monde sur YouTube que les complotistes ont beau être cons comme des meubles, ils sont en revanche très engagés sur l’écologie, j’en veux pour preuve le recyclage ABYSSAL de leurs sujets : les vases de granit égyptiens (trop pas fait par les égyptiens, pasque s’tropcompliqué®); les géopolymères, le Sphinx de Gizeh qui aurait quinze milliards d’années, les technologies inconnues, les mégastructures, les cuves de granit, ça me fatigue rien que de les énumérer. Mais bref, ça vous donne une idée du tableau que peint face à la caméra ce sympathique monsieur qui je l’espère ment sur son C.V., sinon je ne suis pas bien loin de défoncer la porte du ministère de l’Education Nationale au lance-roquettes pour demander COMMENT un abruti pareil a bien pu se retrouver avec une classe a gérer !

Quoi, j’y vais un peu fort ? Attendez, vous allez comprendre.

« Amis des mystères anciens, bonjour.« 

« Christopher Dunn est un ingénieur hautement qualifié connu pour ses études sur les technologies avancées utilisées dans l’Égypte ancienne. Il écrit trois ouvrages : « la centrale électrique de Gizeh » publiée en 1998, « Technologie perdue de l’Ancienne Égypte » en 2010, « Gizeh, le lien avec Tesla » en 2024. Christopher Dunn a travaillé dans le secteur de l’aéronautique et de l’aérospatiale. C’est un spécialiste des lasers et des technologies de haute précision, indispensables pour la création de pièces conçues pour être utilisées dans ce domaine de pointe comme par exemple les composants de réacteurs. Un brillant scientifique noté d’une très grande rigueur méthodologique, rigueur que l’on retrouve dans ses recherches sur l’Égypte antique et que l’on perçoit rapidement quand on lit ses ouvrages.« 

Et là, hop, c’est le faux départ.

Bien sûr, c’est normal de présenter son intervenant au début de sa vidéo ou de son podcast, mais on ne m’enlèvera pas de l’idée, que quand tu te sens obligé d’en faire des CAISSES à ce point pour lui cirer les pompes et de rappeler 4 fois en huit lignes à quel point c’est un génie hautement qualifié, c’est que ta crédibilité est déjà plus que bancale.

Et pour cause. Christopher Dunn, sur Scientos, on connaît bien le bonhomme.

… parce que c’était la caution scientifique de La Révélation des Pyramides et de Bâtisseurs de l’Ancien Monde !

Ce mec est un pyramidiot de longue date, qui bossait dans une boîte d’aérospatiale jusqu’à péter les plombs et se mettre à écrire un bouquin sur les « technologies perdues de l’Ancienne Egypte » après en avoir lu un précédent du même style en 1977. Et depuis, on le prend pour le pape de la technologie des « anciens bâtisseurs », même si ce mec n’a aucune compétence en archéologie ou en architecture, ce qui ne l’empêche pas de projeter des diapositives de filtres Photoshop complètement pétés et d’appeler ça de la photogrammétrie !

Et ses qualifications, on en parle ? Ca va être bref : son propre site ne mentionne que sa carrière de machiniste programmeur et opérateur dans une entreprise anglaise avant de devenir DRH ces dernières années aux États-Unis, où il vit depuis désormais cinquante ans.

Il n’est fait mention d’aucun diplôme ni d’aucune formation en dehors de son expérience dans l’industrie aérospatiale où il est censé avoir passé sa carrière; il a connu le succès en publiant des articles dans Analog, un magazine de… science-fiction, en août 1984 :

Accrochez-vous, parce que Michel Lasserre, tout occupé à sa mauvaise parodie d’un épisode du Dessous des Cartes complètement perché, va donc déblatérer pendant 25 minutes en prenant pour argent comptant le bouquin d’un auteur de science-fiction, et pas d’un scientifique. Encore une fois : pour un prof, ça la fout mal. D’autant qu’il assume que ce torchon intitulé Giza Power Plant est fait en s’entourant de pseudo-spécialistes au moins aussi allumés que lui :

Graham Hancock, Edward Cayce, Robert Beauval ou encore Henry Hodges et je ne cite que les plus connus, bref c’est tout le gratin du complotisme historique anglo-saxon, et dans tous ces profils il n’y en a pas un seul qui sache de quoi il parle sur les civilisations anciennes, ou/et qui aie la moindre qualification en la matière, PAS. UN. SEUL.

Donc, quand Lasserre dit qu’il s’est « entouré de spécialistes de haut niveau, à qui il demande des conseils et analyses quand ses recherches débordent du cadre de ses compétences, des ingénieurs spécialisés en pétrologie, en chimie, en acoustique, en technologie diverses« , autant dire que ça n’y apporte pas grand-chose vu que les seuls qui pourraient effectivement le conseiller, c’est ceux à qui il ne pose jamais la moindre question. En tout cas, ça n’empêche pas Michel d’affirmer que cette théorie complètement fumeuse « trouve un écho grandissant auprès des ingénieurs égyptiens qui, face à la grande précision et autres caractéristiques techniques des artefacts égyptiens, adhèrent de moins en moins aux explications officielles des autorités égyptologiques« , et n’allons surtout pas lui demander de quels ingénieurs il parle, ça le forcerait à inventer des noms.

Enchaînons. Presque 30 ans après la publication de son bouquin, Dunn a décidé de récidiver l’année dernière en publiant The Tesla Connection :

… et alors là, je sais que cette intro est déjà pas mal longue et qu’il y a encore 23 minutes de conneries a se farcir, mais il faut bien toucher deux mots de cette marotte qui revient TOUT LE TEMPS chez les complotistes et autres allumés, à savoir la figure de Nikola Tesla !

Cet inventeur serbe que vous devez connaître au moins de nom était un scientifique extrêmement brillant, ayant travaillé sur la radiophonie et l’électricité au tournant du siècle dernier, faisant de lui en gros le père du réseau électrique moderne. Il a entre autres théorisé le radar dés 1917, inventé le commutateur, la bobine et l’alternateur, et bossé avec Edison. Là où ça devient plus douteux, c’est que le bonhomme était plutôt humaniste et qu’il avait l’ambition de faire en sorte que ses découvertes servent à alimenter gratuitement toute l’humanité en courant électrique…

… ça c’est su, et si lui est tombé un peu dans l’oubli dans les décennies suivant sa mort, il est revenu sur le devant de la scène parce que l’intégralité de la scène complotiste anglo-saxonne et par ricochet, la française aussi, a décrété qu’en réalité, les puissants de ce monde ont volontairement saboté ses travaux et bridé ses recherches pour l’empêcher de révéler l’existence de « l’énergie libre » et ainsi tondre un maximum de personnes en inventant EDF, parce que pour nos amis les conspirationnistes, les méchants ne sont des méchants que s’ils réfléchissent comme des caricatures de dessin animé !

Vous vous en doutez, le principe de l’énergie libre n’a pas le moindre début de fondement scientifique et n’a jamais marché (ceci dit, ça n’était pas ce que disait Tesla de toutes façons, rappelez-vous), mais ça n’a pas empêché les complotistes de lui prêter l’invention de moteurs à air, a eau, a fusion froide, chaude ou tiède, au « point zéro » et heureusement qu’il n’y en aie pas un qui fonctionne à la connerie, sinon ils nous auraient déjà propulsé jusqu’à Alpha du Centaure !

BREF. Revenons à Christopher Dunn via Michel Lasserre, qui s’apprête à relier un inventeur un peu frappadingue du XIXe siècle et un pharaon clamsé depuis 4500 ans, mais sans mettre son nez rouge, son maquillage et sa perruque. Que dit-il ?

Il dit que « la théorie développée par Christopher Dunn sur la grande pyramide n’a jamais fait l’objet de remise en cause par ses pairs » (2:53), en même temps on se doute que la plupart des ingénieurs de l’aérospatiale n’en ont pas grand-chose à carrer des pyramides égyptiennes, donc en quoi est-ce un gage de qualité ?

Il passe une nouvelle couche de polish sur les pompes de Dunn en prétendant que sa théorie est « très solide et ne peut pas être prise à la légère » et qu’elle « relève de l’analyse scientifique ». Notez bien ça, je sens qu’on va devoir y revenir un bon paquet de fois.

Avant de commencer a écrire son bouquin, Dunn se serait intéressé à deux questions : les pyramides sont-elles des tombeaux et les égyptiens employaient ils des machines pour extraire, tailler et sculpter la pierre. Lasserre lui-même aurait déjà sorti tout un tas de vidéos prétendant que « aucune preuve concrète ne montrait qu’elles avaient été construites pour servir de tombeau, ainsi que par une étude sur la taille de la pierre intaillable avec les burins de cuivre des Égyptiens dynastiques et qui s’appuyaient sur des éléments visuels montrant l’évidence de l’utilisation de machines« . Si vous êtes un habitué de Scientos, vous savez probablement que c’est un énorme mensonge sur lequel on reviendra rapidement plutôt que de se taper ces deux vidéos en intégralité.

Au passage, encore un coup de langue sur les bottes de Dunn : « ce livre [..] est écrit par un scientifique de haut niveau et est destiné à des scientifique » (c’est faux dans les deux cas), et on attaque enfin le concret :

5:02 « La grande pyramide KOP, c’est le bâtiment le plus grand, le plus précisément construit et le plus exactement aligné jamais construit dans le monde. »

Oh allez, celle-là, elle est facile.

Évidemment, c’est complètement faux. Déjà, le plus grand ? Non. Elle faisait un peu moins de 147 mètres de haut ; or, dés le moyen-âge, des constructions battent largement ce record : la cathédrale de Lincoln en Angleterre atteint 160 mètres de haut pour sa flèche centrale au début du XIVe siècle, suivie par les cathédrales de Rouen, celle de Cologne, de Saint-Pierre-de-Beauvais, bref tout un tas d’églises cathédrales et bien sûr, la seule Tour Eiffel a dépassé les 300 mètres sans trembler des genoux en 1889.

Ensuite, le plus précisément construit ? Il explique juste après que le couloir descendant de la Grande Pyramide ne varie son alignement que de 6mm sur son trajet, « une incroyable précision bien au-delà des normes de construction actuelles » , ce qui est encore faux, n’importe quel gratte-ciel moderne nécessite beaucoup plus de prérequis et de précisions pour élever si haut autant de tonnes de béton, de verre et d’acier.

Donc, en quoi est-ce si étonnant ? Eh bien pour Lasserre et les préjugés méprisants qui caractérisent tous les pyramidiots, c’est d’autant plus stupéfiant que les Égyptiens étaient selon eux de gros singes mal dégrossis à peine capable de chasser l’hippopotame à la lance : « pas mal pour les travailleurs censés être seulement équipés de burin de pierre et de maillet de bois ! », or ça a déjà été abordé nombre de fois ici, les égyptiens disposaient non seulement d’un savoir-faire séculaire en la matière et d’artisans aussi talentueux qu’expérimentés, mais aussi d’une énorme quantité d’outils et de techniques : marteaux, burins, scies, coudées, traîneaux, cordeaux, règles, barges de transport, j’en passe et des meilleures :

Pour plus de détails, vous pouvez vous reportez à ces articles où j’approfondis le sujet.

Ensuite, concernant cette prétendue précision, une des erreurs les plus courantes des complotistes et j’aime autant vous dire qu’il y en a un paquet qui se disputent cette qualification, c’est de croire que les Égyptiens adoraient faire des efforts inutiles, et qu’ils auraient traité de la même façon l’intégralité des blocs qui composent cette pyramide.

Ces blocs si parfaitement taillés, polis, encastrés et lissés, ça n’est QUE LA FACE VISIBLE. Derrière les murs des couloirs et des chambres, derrière les immenses façades dont une grande partie du parement a disparu, il n’y a PAS deux millions de bloc taillés au poil de cul et tous empilés : l’intégralité du libage, du gros-oeuvre, de la structure interne quoi, est constitué de blocs ratés, brisés, a peine taillés, de remblai, de sable et de gravier ! Tiens Sergio, fais-moi un schéma rapide !


Vous voulez des images ? En voilà !

Alors ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : ça reste un chantier colossal. Mais procéder ainsi réduit drastiquement les délais de construction, sachant que son commanditaire était à la tête de la plus grosse superpuissance de l’Antiquité et avait des dizaines de milliers de larbins pour venir bosser !

5:59 « L’énorme quantité de travail qu’a nécessité la construction de la pyramide ne peut s’expliquer que par une très forte utilité, ce qui correspond tout à fait à ce que pourrait être une centrale à énergie.« 

Hein ? Mais quel rapport avec une centrale a énergie ??

Et d’ailleurs, même si c’était vrai, qu’est-ce que tu veux qu’ils en foutent avec une société qui ne fonctionne absolument pas à l’énergie électrique à cette période ? Et d’ailleurs, c’est quoi ta définition de l’utilité ? Dunn et par conséquent Lasserre ne se posent pas réellement la question, elle est complètement orientée parce que pour ces mous du bulbe, le concept de monumentalité n’existe même pas.

Or, construire ce type d’édifice, ça A une utilité, et plusieurs même ! La première d’entre elle étant probablement politique, permettant de sacraliser la lignée du pharaon et de s’imposer comme une figure incontournable, dont ses descendants se réclameront, et ce n’est pas le seul exemple : si les Grecs ont érigé quelques siècles plus tard le Parthénon, c’est notamment pour affirmer à la vue de n’importe quel pégu à dix kilomètres à la ronde qu’Athènes était la cité la plus puissante et la plus riche du monde, maîtresse de la ligue de Délos, et la résidence de la déesse Athéna !

La seconde, c’est tout simplement la croyance ! Qu’il s’agisse de la pyramide, de l’Acropole ou de n’importe quel autre monument antique comme Stonehenge ou le Mausolée d’Halicarnasse, ils témoignent aussi de la croyance sincère dans les panthéons locaux et les règles divines régissant la vie après la mort.

« Christopher Dunn a d’abord étudié la pyramide sous toutes ses coutures avec son regard d’ingénieur hautement qualifié habitué à travailler sur des systèmes complexes de très haute précision… » (allez hop, nouvelle flatterie) « Il a acquis la conviction que Khéops ne pouvait pas être autre chose qu’une très grande machine et a essayé de comprendre comment elle fonctionnait dans les moindres détails« , vous noterez qu’une énième fois, les « chercheurs de vérité » n’ont pas le moindre degré de bon sens nécessaire pour comprendre qu’avoir une conviction et en chercher des preuves ENSUITE est un raisonnement foireux.

Maintenant attention, restez bien concentrés, car nous entrons dans le vif du sujet.

« Quand je joue une note ou un accord sur un piano, la corde vibre et libère de l’énergie. Si on appuie sur la qui libère toutes les cordes, on constate que d’autres cordes se mettent à sonner… […] en dehors des instruments de musique, il existe quantité d’objets résonnants et chacun a sa propre fréquence de résonance« , dit-il avant de nous citer l’exemple du pont de la Basse-Chaîne vers Angers, connu pour s’être détruit un jour d’orage quand une troupe de soldats s’est mis à marcher dessus au pas, l’énergie de l’impulsion de leurs pas ayant achevé un pont déjà mal construit (en bois) et malmené par la tempête faisant rage ce jour-là.

Jusqu’ici… d’accord.

QUAND SOUDAIN.

9:37 « Un système susceptible d’entrer en résonance, c’est-à-dire susceptible d’amplifier sa réponse à certaines sollicitations régulièrement entretenues est appelé un oscillateur. La grande pyramide possède des caractéristiques qui lui permettent d’entrer en résonance de devenir un oscillateur. »

« Les études mathématiques montrent que son rapport périmètre de la base  / hauteur est calculé de manière à ce que sa hauteur soit en rapport avec un cercle de dimension égal à sa base. Je trace un carré correspondant au périmètre de la pyramide. Je lui superpose un cercle de même périmètre que le carré. La hauteur de la pyramide correspond au rayon de ce cercle, soit périmètre du cercle divisé par le nombre pi, et par deux « 

Ah, mais stop ! POURQUOI tu superpose un cercle à ce périmètre ?

Ensuite, je l’avais déjà rappelé dans cet article, mais les dimensions du plan au sol de la pyramide sont à la fois imparfaites ET brouillées par la quasi-destruction du parement extérieur; en tout cas elles ne sont jamais égales à une autre :  230,256 mètres au nord, 230,295 mètres à l’est, 230,329 mètres au sud et 230,378 mètres à l’ouest, donc quand on parle de tracer un carré, en fait le carré n’a rien de très carré, c’est plutôt un quadrilatère qu’il ne faut pas regarder de trop près, mais je pinaille.

Le périmètre de ça, c’est 921,33 ! Alors comment on revient au rayon ? Il faut diviser ça par Pi et par deux (sinon ça ne fonctionne pas), mais admettons que ça soit de la géométrie basique. Le problème, c’est ce qui vient après, parce que Lasserre affirme avec un aplomb qui défrise que « ce rapport hauteur périmètre de la grande pyramide correspond donc à celui d’une sphère comme la Terre. On a donc affaire à deux oscillateurs, la Terre et la pyramide qui peuvent être parfaitement couplés. Le plus petit, la pyramide, peut alors entrer en résonance avec le plus gros, la Terre. L’énergie vibratoire de l’un peut alors se transférer à l’autre. »

C’est N’IMPORTE QUOI.

Premièrement, la Terre n’est pas exactement une sphère mais un sphéroïde aplatie aux pôles.

Deuxièmement, quel rapport entre elle et ce putain de CERCLE -pas une sphère- que tu as tracé sur ton schéma ?

Troisièmement, un couplage nécessite un branchement, une interaction PHYSIQUE entre deux systèmes fonctionnels, ce qu’il n’y a nulle part ici ! Ni l’un ni l’autre ne sont des oscillateurs, d’autant que les vibrations naturelles de la Terre sont dues notamment à son activité sismique, dont le caractère totalement aléatoire ne peut pas du tout fonctionner avec la répétition indispensable à un vrai oscillateur !

Le pire, c’est qu’il a quand même l’air d’en avoir conscience puisqu’il se met soudainement à parler d’un « amorçage du système » en « initiant l’oscillation de la pyramide« . C’est donc le bon moment pour revenir à Tesla !

Et vous savez quand on va y revenir ? Bah, la semaine prochaine, pour l’instant j’ai assez entendu de bêtises. Bonne nuit !

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Ou même ici: @LeeSapeur

Bibliographie :

DIETER A., Building in Egypt, Pharaonic Stone Masonry, Oxford University Press, 1991.

GOLVIN J.-C., Quelques grands principes de la construction pharaonique à la lumière de l’étude des échafaudages antiques égyptiens, in Bulletin de la Société nationale des Antiquaires de France, 1993.

MONNIER F., La construction des grandes voûtes en chevrons de l’Ancien Empire, 2014.

KELANY A, HARELL A, BROWN M, Dolerite Pounders: petrology, sources and use, Lithic Technology, Volume 35, 2010.

KELANY A, Fire-setting in Ancient Quarries; Ancient Sources,New Evidence and Experiments, in From the Delta to the Cataract, Brill, 2015.

WOOTON W, RUSSEL B, Rockwell P, Stoneworking tools and toolmarks, The Art of Making in Antiquity: Stoneworking in the Roman World, 2013.

HOOGEVEEN T., Queen Hatshepsut’s heavy-lift river barge, 2018.

Mythbusters, saison 3, épisode 20.

L’article sur la cathédrale de Lincoln.

The Complete Pyramid Sourcebook

gizapower.com

4 réflexions au sujet de « Le réacteur nucléaire de Gizeh, trust me bro (partie 1) »

  1. Au nom du Grand Pharaon TESLA 1er, merci Oh Grand Scientos de ramener un peu d’intelligence dans le monde décérébré de ces abrutis (Lasserre, Lesaint, Leplat etc.. pour les français et pour les autres). Comment a t’il pu être professeur, j’en suis pantois. Bon Courage et bonne continuation, tu me donnes la banane chaque fois que je lis ta prose. MERCI.

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  2. l’image juste avant celle des outils égyptiens ne s’affiche pas :/ (ou c’est que moi?)

    en tous cas un nouvel article de Scientos ça fait toujours plaisir 😉

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  3. Une petite note en passant: au sujet des sources qui ne savent rien sur les civilisations anciennes (dans la photo de bibliographie de Dunn), il y a quand même Lehner et Petrie dans la liste, qui me semblent plus qualifiés que les autres « originaux » listés à leurs cotés pour parler de pyramides (même si les connaissances de Petrie sur l’Egypte antique commencent à sentir la poussière). Et dans la liste j’ai aussi vu Leedskalnin, mais je ne crois pas qu’il n’ait jamais parlé de l’Egypte (j’ai pas vérifié); il était trop occupé à déplacer des blocs trop-lourds-que-même-aujourd’hui-on-ne-peut-pas-soulever-donc-c’est-les-atlantes-extraterrestres-qui-ont-tout-fait tout seul dans son jardin.

    Bon, là j’étale ma culture, mais à la base j’ai découvert les noms de la bibliographie (à la fois des égyptologues et des pyramidiots) grâce à toi le Sapeur (et à Irna), et je ne vous remercierai jamais assez pour ça. Je ne suis pas super intéressé par l’Egypte antique de base, mais j’ai l’impression d’avoir un bon premier palier de culture générale (sur ce qu’on sait vraiment de l’antiquité égyptienne et sur toutes les ***ies que les chercheurs de véritude en disent) grâce à vos deux blogs.

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